Du Diamant Brut au Diamant Taillé

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Le lapidaire

Un lapidaire (du latin lapis ) est le nom d’une technique et d’un métier qui consiste à façonner et à tailler des pierres, précieuses ou non, de façon à obtenir des bijoux en diamant ou des objets d’art.
Le lapidaire est aussi négociant, marchand de pierre et très souvent gemmologue (la gemmologie est la science qui régie l’étude des pierres précieuses, fines et ornementales). Il lui est en effet nécessaire de connaître parfaitement la matière sur laquelle il doit intervenir.

Il existe plusieurs techniques pour la taille des pierres de couleurs, selon la nature de la pierre et le résultat que le lapidaire désire obtenir. En règle générale :
– Les pierres sont coupées à l’aide d’une petite scie circulaire.
– Puis elles sont réduites à une forme de base avec de petites meules munies de disques imprégnés de diamants
– Les crevasses sont ensuite éliminées avec un abrasif très fin
– Le facettage est l’étape la plus complexe et nécessite une grande dextérité : la pierre est polie à l’aide d’une facetteuse, constituée d’un disque rotatif ou vibrant. – Le polissage en tonneau (polisseur ou à vibrations) consiste à arrondir les pierres par dégrossissage, usure et polissage avec de la poudre de diamant. – Le perçage, utilisé pour faire un trou de petite taille dans une pierre, est réalisé avec une petite baguette rotative munie d’une pointe en diamant.

Le diamantaire

Le diamantaire est un artisan qui travaille et taille des diamants bruts pour en faire des pierres taillées et en faire ressortir l’éclat et la brillance, augmentant ainsi leur qualité et donc leur valeur. Le diamant est alors utilisé pour créer la plus belle bague de fiançailles en diamant

– L’observation :
La première phase de la taille du diamant est l’examen minutieux de la pierre. Au cours de cet examen, le diamantaire repère les plans de clivage du diamant et décide de l’orientation de la taille par rapport aux axes cristallographiques. On trace alors sur le diamant brut des lignes à l’encre de Chine qui serviront de repères pour les opérations suivantes. La pierre est alors fermement fixée sur un support en bois qui est lui-même solidement monté dans un étau.

 

– Le clivage ou le sciage :
Rien n’est plus dur qu’un diamant. Pourtant, il peut voler en éclats ! Son cristal comporte en effet des plans de clivage au long desquels les liaisons chimiques, moins fortes que dans les autres directions, peuvent céder brusquement sous l’effet d’un choc correctement orienté.
Les plans de clivage sont toujours parallèles à une face du cristal. Le diamant clive parallèlement aux 4 faces principales de l’octaèdre.
Il faut entailler le diamant dans le plan de clivage choisi, enfoncer une fine lame d’acier sur laquelle on frappe d’un coup sec. La pierre se divise en deux, laissant deux surfaces parfaitement planes, identiques à une facette polie.
Le métier de cliveur est l’un des plus difficiles, car il comporte une énorme responsabilité.

 

– Le sciage :
Aujourd’hui, les diamants sont plus souvent sciés que clivés. La scie employée est un disque de métal dont le bord est enduit d’un mélange de poudre de diamant et d’huile.
Il existe aujourd’hui des systèmes de sciage à disque ou au laser : Le laser permet d’entamer certaines découpes impossibles à la scie. En revanche, le résultat est moins net, car il laisse en surface de petites stries. Le sciage est moins délicat que le clivage, car il permet plus de souplesse. On peut en effet modifier de quelques degrés sa direction afin d’éliminer une inclusion ou d’améliorer la forme de la pierre.
L’opération de sciage doit se faire en essayant d’obtenir la plus grande table possible et la culasse la plus dure possible.

– Le débrutage :
Il permet d’arrondir le diamant avant sa taille en facettes. La pierre est en quelque sorte préparée à la taille et sa forme est ébauchée par le biais d’une machine à débruter. Le diamant est serti sur un bâton de débrutage qui va tourner sur lui-même à environ 1700 tours/minute et se frotter sur une ou deux têtes diamantées. La forme finale de la pierre est ébauchée.

 

 

– Le facettage ou pose des facettes et le polissage :
C’est une étape primordiale qui détermine les critères de symétrie, de proportion et de son degré de polissage ( ou finition ). Cette opération détermine une part importante de la valeur du diamant.

 

Les diamants sont le plus souvent taillés en brillants de 57/58 facettes.Les facettes sont façonnées sur un disque plat horizontal rotatif, enduit d’un mélange de poudre de diamant et d’huile. La pierre tenue par le dop ( tenaille ) est appliquée contre cette surface jusqu’à ce que la facette soit formée. La taille consiste à former les facettes de façon extrêmement régulière avec une inclinaison déterminée. Aujourd’hui, une partie de la taille se fait automatiquement. Selon les réglages effectués sur la machine, l’axe de la pince change automatiquement pour attaquer une nouvelle facette.

En outre, l’ordinateur permet de visualiser les étapes successives d’une pierre brute à une pierre taillée. Pour ce faire, l’ordinateur doit recevoir toutes les informations concernant la pierre brute ainsi que celles concernant la pierre taillée que l’on veut obtenir.

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