La broche de corsage de la Princesse Mathilde Bonaparte

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La princesse Mathilde (1820-1904), cousine de l’Empereur Napoléon III et nièce de Napoléon Ier, a beaucoup souffert de la déchéance des Bonaparte. Son père la marie en 1840 à un prince Russe, Anatole Demidov de San Donato, avec qui elle ne sera pas heureuse.

Elle se sépare de lui et s’installe à Paris où elle participe au coup d’Etat de 1852, pour ramener les Bonaparte et donc Napoléon III sur le trône en France. Napoléon III devient le prince- président de la France et il s’installe au palais de l’Elysée, où il organise de somptueuses réceptions qui rappellent le faste de la Cour Impériale. Surnommée « Notre Dame des Beaux-arts », la Princesse Mathilde est alors la Seconde dame de France, après l’Impératrice Eugénie.

A partir de 1853, elle règne sur les arts et bénéficie des largesses de son cousin, ce qui lui permet également d’enrichir sa collection de bijoux en diamants.

Dans son hôtel particulier de la rue de Courcelles et son château de Saint-Gratien, elle est entourée d’une petite cour d’artistes et d’amis, dont Flaubert, Proust, Ingres et Georges Sand font partie.

Elle fit aménager une roseraie dans son chateaude Saint Gratien c’est sans doute son attachement pour les roses qui l’incita, en 1855, à acheter une splendide rose de corsage au bijoutier parisien Théodore Fester.

Broche en forme de rose, avec bouton et feuillage, composée de diamants sertis en pavé. Elle mesure environ 11.5 cm sur 14.5 cm et comprend une quantité extraordinaire de diamants : 2600

Au Second Empire, le naturalisme revient en force dans les bijoux et l’Impératrice Eugénie de France en est une adepte enthousiaste.

La rose est considérée comme le symbole de l’amour et de la beauté, mais également de la souffrance.

Cette superbe pièce est achetée par Cartier, qui la revend la même année à Madame Cornelius Vanderbilt, pionnière de la Haute Société new-yorkaise.

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